La Femme Moustique

Conte Monstrueux du Merveilleux

De et par Mélancolie Motte

Texte Mélancolie Motte

Direction artistique Alberto Garcìa Sànchez

Création lumières Jocelyn Asciak

Création sonore Julien Vernay

Analyse symbolique Nathaël Moreau

Regards extérieurs Pierre Delye

Tout public dès 8 ans. Durée 1h

CD édité aux éditions Oui'Dire

Une production de l'association Le Non Dit (Bxl)

En co-production avec La Maison du Conte de Chevilly-Larue (94)

Avec le soutien du Ministère de la Culture-DRAC Ile-de-France et de la Commission communautaire française de la Région bruxelloise.

Partenaires: Festival Rumeurs Urbaines (92, Colombes), Théâtre du Hublot (92, Colombes), Théâtre du Chevalet (60, Noyon), Maison des Arts et Loisirs (02, Laon),  Les Arts du Récit en Isère (38, St Martin d'Hères), Théâtre La Roseraie (Bruxelles)

De la Kabylie à la Syrie, en passant par la Palestine, un puissant récit circule de pays en pays. Celui d’un roi trop épris d'amour, d’un peuple terrorisé, d’une femme dévorante et d’un enfant sorti du ventre de la terre.


- Oh roi, c'est moi : le moustique. Pas n'importe lequel, puisque je parle. J'ai un marché à te proposer: je sors de ton nez, si tu divorces de tes sept femmes, et si tu te maries avec moi.
- Me marier avec un moustique ? Jamais !


Une histoire monstrueusement forte, pour oser s'exprimer dans un monde sous petites ou grandes dictatures, et prendre le risque de grandir...

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Didier noghero
Dries Meddens (puits)
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Presse La Femme Moustique

 

« Monstre, métamorphose, cruauté, pouvoir et oppression d'un côté, enfant, force, patience, habileté et amour d'un autre composent les fils de ce récit où le merveilleux côtoie le monstrueux. MM les tisse avec art, puisant sa matière dans des contes traditionnels. Son interprétation précise, presque chorégraphiée, est un entrelacs de mots et de gestes qui se répondent et se complètent. Sur un plateau nu, elle convoque personnages et fait naître paysages. Avec une création lumière qui habille les espaces et une composition sonore qui souligne les différentes ambiances, ce seule-en-scène fait trembler, passant de la cruauté à l'intelligence, de la noirceur à la lumière. » (Télérama)

« Mélancolie Motte a réussi, seule, sans décor ni artifice, avec élégance et un texte dense, à capter de manière formidable l'attention de toute une salle, même épuisée en fin de festival. Il en faut du talent pour tenir le spectateur en haleine tout au long de « La Femme Moustique », Conte Monstrueux du Merveilleux » qui dénonce les ravages de l'amour et de la tyrannie. La conteuse reste fidèle à elle-même, loin des sirènes de l'air du temps. Un choix artistique audacieux et judicieux. » (La Libre Culture)

« On pouvait entendre une mouche voler pendant La Femme Moustique tant l'écoute était exceptionnelle au seul en scène de Mélancolie Motte, qui plonge dans une histoire cruelle mais tellement belle où l'on croise des ogresses, des mères cannibales, une reine sanguine, et un enfant né des ténèbres qui montrera pourtant la lumière. Sans aucun décor ni accessoire, la conteuse emplit notre espace mental de mille mythologies galopantes. Enfin un spectacle qui ne reste pas plaqué à la réalité des enfants, mais ose la sobriété, la poésie, pour les sortir de leur quotidien remuant et assourdissant. (...) Les ados aussi sont capables de rêver. Osons d'autres univers, et pas seulement des histoires copiées de leur mur Facebook ou de leurs jeux vidéo. » (Le Soir)

« Unique en son genre. Un subtil mélange entre une parole très fluide, particulièrement mélodieuse et une gestuelle harmonieuse, souvent proche de la danse. Une mise en scène très chorégraphiée, bien mise en valeur par une création sonore de qualité et une création lumières très réussie. Si la mise en forme du récit est d’une grande qualité esthétique, le fond n’en est pas moins travaillé et particulièrement réfléchi. Il recèle des interrogations complexes sur les relations humaines et sur la société dans laquelle nous vivons: pourquoi et comment résister face à un pouvoir qui nous opprime ? ... Petits et grands pourront y trouver matière à rêver, s’évader dans l’imaginaire, se faire peur, rire, réfléchir, s’interroger sur soi-même ... »  (Le Monde)

 

« Mélancolie Motte a tissé un récit magnifiquement construit qui oscille entre quotidien et surnaturel monstrueux. Les thèmes sont riches, celui de la dictature, de la relation mère/fils, du pouvoir des hommes, des relations entre femmes, de la métamorphose…Seule en scène, soutenue par une création sonore et musicale, qui n'intervient que pour enrichir la dramaturgie, éveiller nos sens, elle nous tient totalement en haleine par sa présence fine et malicieuse, l'élasticité de son corps capable de se métamorphoser sans cesse, la beauté de son chant. Jamais elle n'illustre, ni ne caricature, elle vit pleinement cette histoire de dévoration, en endossant tous les personnages, de l'enfant à la femme moustique en passant par les sept femmes ou l'énorme ogresse, semblant sortie tout droit du "Voyage de Chihiro" de Miyazaki. Avec de nombreux niveaux de lecture, sans aucune morale attendue, dans la description de la subtilité et des contradictions de l'âme humaine, elle nous a fait rire et trembler. » (Bubblemag)

 

« Le moindre geste de l'artiste, de l’ampleur d’un mouvement de bras à son positionnement précis sur le plateau, est passé au crible par le metteur en scène. Harmonie parfaite entre texte, gestuelle, musique et lumières. Derrière les aventures épiques d’un jeune garçon qui découvre le monde, se cache une réflexion plus profonde sur les dérives de la dictature, sur les relations entre hommes et femmes, sur les rapports entre une mère et son enfant... En fin de compte, un récit en apparence très linéaire et simple peut receler de multiples significations cachées et renvoyer à une réalité beaucoup plus complexe. »

Magazine de la Parole (La Grande Oreille)

« Ce texte poétique a été magnifiquement servi par Mélancolie, une interprète à la diction parfaite et à la gestuelle très expressive, passant avec aisance de la cruauté  de la Femme Moustique à la malice de l'enfant héros de cette histoire. C'est une vraie performance mise en valeur par une bande sonore discrète et les éclairages évoquant tour à tour les ténèbres des profondeurs et la lumière crue du monde extérieur. » (La Nouvelle République du Centre-Ouest)

« Seule en scène, Mélancolie Motte fait revivre un conte issu d’un patrimoine culturel autre que le nôtre. Derrière un mélange de merveilleux-monstrueux, elle nous lance quelques messages forts. Le récit comporte moult épisodes et métamorphoses comme il sied à cette littérature destinée à donner des leçons de vie à ceux qui la lisent ou l’écoutent. Les pistes sont multiples. Celle du pouvoir détourné vers le mal. Celle de la soumission des femmes à une condition subalterne. Celle d’un enfant dans ses relations avec sa mère et son père. Celle des métamorphoses, des ogres, des pouvoirs magiques. Celle de la symbolique des animaux, des épreuves à passer, de la découverte du réel confronté au savoir. Celle enfin de la solidarité.

 

Mélancolie Motte s’est emparée de cette histoire qu’elle a réécrite. Elle la restitue avec une riche énergie vocale et physique. Sans chercher à produire des effets, elle met son corps au service de l’espace, incarnant des personnages multiples sans tomber dans le caricatural. Sa sobriété va de pair avec une maîtrise des mots, des gestes, des mimiques. Le tout accompagné par une variété d’éclairages subtils et une bande son suggestive qui évoquent la diversité des lieux et des moments traversés.

Ce spectacle presque nu porte en lui des enseignements plus profonds que les invraisemblances liées à la tradition car la sagesse qui se dissimule sous les récits contés a de quoi nourrir non seulement notre imaginaire mais aussi notre réflexion philosophique. » (Rue du Théâtre, Coup de Coeur Avignon juillet 2017)